● 121 articles · 8 rubriques Mise à jour 20.08.2026
Web design 06.08.2026 8 min de lecture

Combien coûte un site vitrine en 2026 : WordPress, Webflow, Framer ou sur-mesure

Prix réel pour un site vitrine en 2026 selon la plateforme et le prestataire, coûts récurrents inclus et postes qui gonflent le devis.

Combien coûte un site vitrine en 2026 : WordPress, Webflow, Framer ou sur-mesure
Photo : Vera Cires via Pexels

En bref. Un site vitrine de cinq à huit pages coûte 800 à 3 000 € HT chez un indépendant, 2 000 à 6 000 € HT en agence, et 200 à 1 000 € si vous le construisez vous-même. À cela s’ajoutent 15 à 60 € par mois de frais récurrents selon la plateforme. Le délai réaliste est de deux à cinq semaines, et il dépend presque toujours de la vitesse à laquelle vous fournissez vos contenus, pas de celle du prestataire.

Trois façons de faire, trois budgets

Avant de comparer les plateformes, il faut trancher une question plus simple : qui fabrique le site. C’est ce choix qui détermine 80 % du budget.

FormuleBudget de créationDélai courantCe que vous obtenez
Vous-même, sur modèle200 à 1 000 €2 à 6 semaines de votre tempsUn site correct si vos contenus sont prêts
Indépendant800 à 3 000 € HT2 à 5 semainesDesign adapté, un interlocuteur unique
Agence2 000 à 6 000 € HT4 à 10 semainesCadrage, direction artistique, suivi structuré
Sur-mesure développé6 000 à 20 000 € HT8 à 16 semainesFonctionnalités spécifiques, intégrations métier

Ces fourchettes valent pour un site vitrine classique : présentation, offres, références, contact, quelques pages de contenu. Dès qu’il faut un espace client, une réservation en ligne ou un catalogue synchronisé avec un logiciel de gestion, vous sortez du vitrine et vous changez de barème.

Ce qui distingue vraiment un devis à 1 200 € d’un devis à 4 000 € n’est presque jamais la beauté du résultat. C’est la méthode : atelier de cadrage, arborescence validée avant maquette, tests sur mobile réels, plan de redirection si vous refaites un site existant. Ces étapes coûtent du temps et évitent des reprises. Certains studios publient leurs fourchettes et leur processus en ligne, ce qui permet de comparer avant même le premier rendez-vous — WDesigner fait partie de ceux-là.

WordPress, Webflow, Framer : ce que vous payez chaque mois

La création est un coût unique. La plateforme, elle, se paie tous les mois pendant des années. Sur une durée de vie moyenne de quatre ans, ce poste pèse souvent autant que la fabrication.

PlateformeCoût mensuelHébergementPoint de vigilance
WordPress auto-hébergé5 à 25 €À souscrire séparémentMises à jour et sécurité à votre charge
WordPress infogéré25 à 60 €InclusVérifier ce que couvre la maintenance
WebflowEnviron 13 € (formule Basic) à 21 € (CMS)InclusLes sièges de collaboration se facturent en plus
FramerEnviron 9 € (Basic) à 28 € (Pro)InclusChaque éditeur supplémentaire est payant
Wix, Squarespace15 à 30 €InclusExport du site quasi impossible

Les tarifs Webflow et Framer sont affichés en dollars et convertis ici à titre indicatif ; ils sont facturés hors taxes et augmentent de 30 à 50 % en paiement mensuel plutôt qu’annuel. Ajoutez dans tous les cas 10 à 15 € par an pour le nom de domaine.

Le choix se joue sur trois critères. La fréquence de mise à jour : si vous publiez chaque semaine, un système de gestion de contenu est indispensable, ce qui exclut les formules les plus basiques. La réversibilité : WordPress se déplace d’un hébergeur à l’autre en une journée, un site Wix ne se déplace pas du tout. Qui met à jour : si personne dans votre structure ne touchera au site, une plateforme fermée mais simple vaut mieux qu’un WordPress laissé sans maintenance, qui devient une faille de sécurité en douze à dix-huit mois.

Ce qui fait vraiment monter un devis

Les postes ci-dessous expliquent la quasi-totalité des écarts entre deux propositions qui semblent porter sur le même site.

  • Le nombre de gabarits, pas de pages. Vingt pages qui utilisent trois gabarits coûtent moins cher que six pages toutes différentes. Quand vous demandez un devis, annoncez le nombre de mises en page distinctes.
  • La reprise de l’existant. Refaire un site déjà référencé impose un plan de redirections, la conservation des adresses qui reçoivent du trafic et un suivi du positionnement après bascule. Comptez 300 à 900 € de plus, et considérez cette ligne comme non négociable si votre site actuel reçoit des visites.
  • Les langues. Une deuxième langue ajoute 30 à 50 % au budget de fabrication, pas 100 %, car la structure est déjà là. En revanche, la traduction elle-même se facture à part, entre 0,10 et 0,18 € du mot chez un traducteur professionnel.
  • Les intégrations. Formulaire relié à un logiciel de gestion commerciale, prise de rendez-vous, paiement d’acompte : chaque connexion représente une demi-journée à deux jours de travail selon la qualité de la documentation.
  • Les allers-retours non bornés. Un devis qui ne précise pas le nombre de séries de corrections finira soit en dépassement, soit en tension. Deux séries incluses est la norme, la troisième se facture.

Le poste le plus sous-estimé : le contenu

Dans la majorité des projets qui prennent du retard, le prestataire attend des textes et des photos. Le site est prêt techniquement depuis trois semaines et personne ne peut le mettre en ligne.

Chiffrez ce poste dès le départ. Une rédaction professionnelle de cinq à huit pages coûte entre 600 et 2 000 € en France selon la profondeur du travail préparatoire. Une demi-journée de photographie sur site revient à 400 à 900 € et vous donne de quoi alimenter le site et les réseaux sociaux pendant un an. Si vous écrivez vous-même, prévoyez sincèrement deux à trois heures par page, relecture comprise.

Les banques d’images gratuites dépannent, mais un site vitrine d’artisan ou de cabinet illustré uniquement de photos génériques perd immédiatement en crédibilité. Le contenu propre est souvent le meilleur euro dépensé de tout le projet.

Vérifiez avant de signer que vous serez propriétaire du nom de domaine, que les accès à l’hébergement et à la plateforme seront à votre nom, et que le code ou le projet vous sera remis en fin de mission. Un site dont vous ne détenez pas les accès n’est pas votre site, quel que soit le montant que vous avez payé.

Comment lire un devis sans se tromper

  1. Cherchez le nombre de gabarits et de séries de corrections. S’ils ne figurent pas, demandez-les par écrit avant toute signature.
  2. Séparez création et récurrent. Un devis qui mélange les deux masque souvent un abonnement de maintenance long. Demandez le détail mensuel sur trois ans.
  3. Regardez ce qui se passe après la mise en ligne. Combien de temps de garantie sur les anomalies ? Qui corrige un formulaire qui cesse de fonctionner au bout de deux mois ? Trente à quatre-vingt-dix jours de garantie est l’usage.
  4. Demandez deux sites livrés il y a plus d’un an. Un site récent est toujours beau. Un site d’un an montre s’il a été conçu pour être mis à jour par son propriétaire.
  5. Vérifiez la performance mobile sur les références. Passez deux réalisations du prestataire dans un outil de mesure public : le résultat vous en dira plus que n’importe quelle page de présentation.

Un budget type sur quatre ans

Pour un indépendant ou une petite structure, voici ce que représente réellement un site vitrine sur sa durée de vie, en prenant l’hypothèse d’un projet confié à un freelance.

Création : 1 800 € une fois. Contenus rédigés en interne : 0 € en argent, une vingtaine d’heures. Photographie : 600 € une fois. Plateforme et hébergement : 20 € par mois, soit 960 € sur quatre ans. Domaine : 50 € sur quatre ans. Petites évolutions annuelles : 300 € par an, soit 1 200 €.

Total sur quatre ans : environ 4 600 €, soit 96 € par mois. C’est ce chiffre qu’il faut comparer à ce que le site vous rapporte, et non les 1 800 € du devis initial. Présenté ainsi, l’arbitrage entre une formule à 800 € et une autre à 3 000 € change souvent de camp : sur quatre ans, l’écart de création représente moins d’un tiers du coût total.

Questions fréquentes

Un site à 500 € peut-il faire l’affaire ?

Pour une page de présentation simple avec un formulaire de contact, oui. Au-delà, ce tarif implique un modèle appliqué sans adaptation, sans travail sur l’arborescence et sans optimisation de la performance. Ce n’est pas un mauvais choix pour tester une activité pendant six mois, c’en est un si le site doit générer des demandes.

Combien de temps faut-il prévoir de mon côté ?

Entre 15 et 30 heures pour un site vitrine standard : réunion de cadrage, rédaction ou relecture des textes, collecte des visuels, deux séries de retours, recette finale. C’est le poste que les clients sous-estiment le plus et la première cause de retard sur ce type de projet.

Faut-il payer une maintenance mensuelle ?

Sur WordPress, oui : entre 30 et 80 € par mois pour les mises à jour, les sauvegardes et la surveillance de sécurité. Sur Webflow ou Framer, la plateforme s’en charge et un contrat de maintenance ne se justifie que si vous voulez déléguer les modifications de contenu.

Le site vitrine est-il encore utile face aux réseaux sociaux ?

Oui, pour une raison simple : vous ne contrôlez pas la distribution sur un réseau social et vous pouvez perdre un compte du jour au lendemain. Le site reste l’endroit où votre offre, vos tarifs et vos preuves sont présentés dans l’ordre que vous choisissez, et c’est aussi la source que les moteurs et les assistants citent quand quelqu’un cherche votre nom.

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